Pendant des années, la journée d’un négociateur a souvent commencé de la même façon : un café, la liste des nouvelles annonces de particuliers sur Leboncoin ou PAP, puis une série d’appels pour proposer ses services. Ce réflexe a pris fin le 11 août 2026. Depuis cette date, appeler un propriétaire qui n’a rien demandé n’est plus seulement mal reçu : c’est interdit. Voyons ensemble ce que dit la loi, ce qu’elle change concrètement pour la pige immobilière et, surtout, où les agences peuvent désormais trouver leurs mandats.
Ce que dit la loi du 30 juin 2025
Pour bien mesurer le changement, il faut revenir un peu en arrière. Depuis 2016, la règle était simple : un particulier qui ne voulait plus être démarché s’inscrivait sur Bloctel, et les professionnels devaient l’en retirer de leurs fichiers. Autrement dit, tout le monde pouvait être appelé, sauf ceux qui avaient dit non.
La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 renverse complètement cette logique. Elle a réécrit l’article L. 223-1 du code de la consommation : désormais, personne ne peut être démarché par téléphone sans avoir dit oui au préalable. Bloctel a donc disparu le 11 août, et la charge de la preuve a changé de camp. Ce n’est plus au particulier de se protéger, c’est à l’agence de démontrer qu’il a accepté d’être appelé.
Encore faut-il que cet accord soit valable. Le décret du 23 juillet 2026 précise qu’il doit être libre, spécifique au démarchage téléphonique et exprimé par un acte clair. Une case précochée ou une simple inscription à une lettre d’information ne suffisent donc pas. Ce consentement dure un an au plus, et la personne peut le retirer à tout moment, y compris de vive voix au beau milieu de l’appel.
Concrètement, la pige immobilière est-elle encore possible ?
Oui et non, et c’est là que la nuance compte. Repérer les annonces de particuliers reste parfaitement légal : rien n’empêche une agence de suivre ce qui se publie sur son secteur. En revanche, décrocher son téléphone pour joindre l’auteur d’une annonce sans son accord ne l’est plus. Peu importe qu’il s’agisse d’un vendeur ou d’un bailleur, et peu importe que l’appel soit passé par l’agence elle-même ou par un prestataire de pige : la règle est la même.
Seule exception notable, les échanges liés à un contrat en cours, comme un mandat déjà signé, restent possibles à condition de rester dans le cadre de ce contrat. Appeler un propriétaire avec qui vous travaillez déjà ne pose donc pas de difficulté. Démarcher un inconnu, si.
Ce que risque une agence qui continue
Les sanctions sont dissuasives. L’amende administrative peut atteindre 75 000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale. Mais le risque le plus concret est peut-être ailleurs : un contrat conclu à la suite d’un appel non consenti peut être annulé. Un mandat décroché grâce à une pige à froid devient ainsi une fragilité plutôt qu’un acquis, puisqu’il peut être remis en cause à tout moment.
La vraie question : où trouver ses mandats demain ?
Si l’on ne peut plus aller chercher les propriétaires, il faut leur donner envie de venir. Une partie de la réponse est bien connue : une estimation en ligne qui donne envie d’être utilisée, une présence locale visible, des avis clients soignés. Mais ces leviers prennent du temps, et ils ne remplacent pas du jour au lendemain le volume que la pige apportait.
Il existe pourtant un gisement que la plupart des agences sous-exploitent, alors qu’il est déjà dans leurs outils : leurs candidats locataires. Chaque semaine, une agence qui fait de la location reçoit des dizaines, parfois des centaines de demandes. Derrière ces dossiers, il y a des personnes qui ont un projet de vie : certaines achèteront dans quelques années, d’autres possèdent déjà un bien qu’elles mettront en location en déménageant, d’autres encore vendront un logement hérité. Et contrairement au propriétaire repéré sur une annonce, ces personnes sont venues d’elles-mêmes vers l’agence.
C’est un changement de regard. Le candidat locataire n’est plus seulement quelqu’un à qui l’on répond, puis que l’on oublie une fois le bail signé : c’est un contact qualifié, qui connaît déjà l’agence et lui a fait confiance. Bien suivi, et avec son accord pour être recontacté, il peut devenir demain un mandat de gestion ou de transaction.
Uplace 2.0 : faire de chaque dossier locataire une opportunité
C’est précisément l’idée qui guide Uplace 2.0. Comme l’explique Baptiste, cofondateur d’Uplace, la location n’avait pas beaucoup changé depuis longtemps. La nouvelle version de la plateforme repose donc sur trois piliers, qui répondent chacun à une question que se posent les agences aujourd’hui.
Gagner du temps sur la location
C’est le socle d’Uplace. Les demandes venues de SeLoger, Leboncoin, Bien’Ici et du site de l’agence arrivent dans un seul flux. Chaque candidat reçoit une réponse et dépose un dossier complet, que la plateforme analyse avec plus de 400 points de contrôle anti-fraude. Les visites s’organisent ensuite en ligne, sans allers-retours téléphoniques. Résultat : les équipes passent moins de temps à trier et à relancer, et davantage à conseiller.
Gagner de l’argent sur ce qui existe déjà
Le deuxième pilier part d’un constat simple : les agences dépensent beaucoup pour attirer des candidats, puis en exploitent une petite partie. Uplace 2.0 les aide d’abord à réguler leurs coûts de diffusion, avec jusqu’à 30 % d’optimisation, en mesurant d’où viennent réellement les locataires qui signent. Ensuite, plutôt que de repartir de zéro à chaque bien, l’agence peut solliciter les candidats qu’elle a déjà acquis. Enfin, elle pilote son activité sur des statistiques concrètes, du premier contact jusqu’au bail.
Faire émerger des mandats
Le troisième pilier, et sans doute le plus stratégique depuis la fin de la pige téléphonique, consiste à faire émerger, à travers tous ces dossiers de location, des mandats de gestion locative et de transaction. L’objectif est d’exploiter à 100 % le portefeuille de dossiers locataires que l’agence constitue déjà jour après jour. Là où la pige consistait à appeler des inconnus, Uplace 2.0 aide l’agence à reconnaître, parmi les personnes qui l’ont déjà contactée, celles qui ont un projet immobilier.
En résumé
La fin du démarchage téléphonique sans consentement ne signe pas la fin de la prospection : elle en change le point de départ. Les agences qui s’en sortiront le mieux ne seront pas celles qui appellent le plus, mais celles qui connaissent le mieux les personnes qui viennent déjà vers elles.
Si vous voulez voir comment votre flux de candidats locataires peut devenir une source de mandats, découvrez les fonctionnalités d’Uplace ou demandez une démo ci-dessous pour découvrir Uplace 2.0 en avant-première.